Le gratton de Lormont, entre préservation artisanale et modernité
Si la tradition perdure, la fabrication artisanale du gratton a failli disparaître dans les années 1980, frappée de plein fouet par les transformations de la consommation et la standardisation. Il ne subsistait alors plus que 2 charcutiers à Lormont-même, contre une dizaine dans les années 1950 ! (source : Sud Ouest 1998).
Le renouveau est venu à la fois du retour en grâce de la « cuisine bistrot », de la déclaration du gratton de Lormont comme « patrimoine gourmand aquitain » en 2003 (édité par l’Institut Régional de la Qualité Alimentaire), et du regain d’intérêt pour les produits fermiers.
Aujourd’hui, plusieurs artisans mettent en avant une production locale, parfois bio ou en circuits courts, misant sur :
- La valorisation de races anciennes (porc Gascon, noir de Bigorre)
- L’ajout d’épices anciennes ou d’herbes fraîches (ciboulette, laurier-sauce)
- Le packaging moderne tout en respectant la tradition (vente sous vide, recettes « nature » ou aromatisées)
On signalera d’ailleurs que le prix du gratton de Lormont varie aujourd’hui de 22 € à 35 € le kilo selon la source, contre à peine 6 € au début des années 1990 ; les amateurs sont de plus en plus nombreux à l’offrir « en souvenir » lors de salons ou d’événements gastronomiques.