Une histoire d’échanges : ports, voies commerciales et melting-pot
Bordeaux est un port, et cela explique tout ou presque. Dès le XVIIIe siècle, la ville a été une plaque tournante commerciale, notamment avec le Sud-Ouest, l’Espagne et les Amériques (Le Journal du Gers). Longtemps, le port de Bordeaux a vu passer non seulement le vin à l’export, mais aussi le piment d’Espelette, le jambon de Bayonne, les volailles grasses des Landes, le poisson de Saint-Jean-de-Luz. Depuis le XIXe siècle, la ligne de train Bordeaux - Bayonne, puis jusqu’à Hendaye, a accéléré l’acheminement de ces produits.
- Au début du XXe siècle, plus de 10 000 tonnes de poisson des ports basques et landais étaient commercialisées chaque année sur Bordeaux (Sud Ouest).
- Le marché des Capucins à Bordeaux a longtemps compté des dizaines de stands de spécialités du Sud-Ouest, dont des produits landais et basques produits à moins de 200 km.
- Les boulangers et pâtissiers basques, réputés pour leur savoir-faire, ont ouvert à Bordeaux certaines des plus anciennes boulangeries, notamment celles de la place Saint-Michel au début du XXe siècle.
Cette dynamique d’échanges s’est donc traduite non seulement par la circulation rapide des produits, mais aussi par celle des hommes et femmes, qui ont transporté avec eux recettes, techniques et goûts.