Un peu d’histoire : la naissance de l’entrecôte “façon Bordelaise”
La tradition de l’entrecôte bordelaise, telle qu’on la connaît, remonte à l’époque où les vignerons utilisaient les précieux sarments issus de la taille hivernale de la vigne comme combustible pour la cuisine extérieure. Les sarments de cabernet, merlot ou sémillon, très présents autour de Bordeaux, se consument rapidement, diffusant des arômes uniques propices à la grillade. Déjà à la fin du XIXe siècle, la foire de Bordeaux vantait les mérites de cette technique auprès des restaurateurs et bouchers (cf. ouvrage “Cuisine et Vins de Bordeaux”, C. Gay, 1898).
Au fil des décennies, l’entrecôte s’est accompagnée d’une sauce à la bordelaise : un mélange de vin rouge réduit, d’échalotes confites et de moelle de bœuf, exaltant le goût profond de la viande.