Les pâtisseries, exemple gourmand de la mondialisation bordelaise
La pâtisserie bordelaise s’inspire, s’adapte, et transforme les produits venus du large. Le canelé, évidemment, tire son identité de l’arrivée massive du sucre. Autrefois, les religieuses du couvent des Annonciades, puis plus tard des artisans, utilisent le surplus de jaunes d’œufs (après l’utilisation des blancs pour clarifier le vin), auxquels elles ajoutent sucre, vanille, rhum, et une pâte cuite dans un petit moule en cuivre.
Un autre exemple, souvent moins cité : le baba au rhum bordelais. Ce dessert, popularisé au XIXe siècle, doit tout au commerce avec les Antilles. Le rhum, abondamment importé au port, devient un parfum de choix pour des brioches moelleuses.
- La bouchée à la reine, sous influence allemande et lorraine, est vite enrichie des produits les plus raffinés importés par les négociants (truffe, champignons exotiques, foie gras exporté), pour des dimanches à la bordelaise aux saveurs cosmopolites.
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Le massepain, introduit au XIXe siècle, doit sa saveur à l'amande importée d’Espagne via le port.